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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 11:44

" Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction, même partielle, réservés pour tous pays. Tous mes poèmes sont préservés par la SACEM "

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                                        ** Mes poèmes préférés **

          Le paradis bleu des  MAMANS

 

Dis maman, dis moi tout,

Es-tu heureuse là-haut ?

Dis maman, dis moi tout,

 Ton monde est-il plus beau ?

 

Dis-moi, maman,

Raconte les couleurs

Qui habillent le ciel,

Ce que disent les étoiles

Du soir au matin,

Pourquoi le soleil pleure,

Dis-moi le beau voyage

Des millions de nuages.

 

Dis-moi, maman,

Pourquoi le vent brûle

Quand les canons tonnent,

Pourquoi la misère tue

Autour des palais.

Les fleurs te parlent-elles

Comme jadis sur terre ?

Dis, ton décor enchanté,

Est-il une réalité ?

 

Dis-moi, maman,

Ton chemin est-il plein

D’animaux merveilleux ?

Que disent tes vraies amies

Sur la loi des hommes ?

Pourquoi mes bons voisins

Se cachent pour souffrir ?

Pourquoi l’air est pollué

Et change nos belles saisons ?

 

Dis-moi, maman,

Si ton carrosse blanc

Peut m’emmener demain

Vers ton paradis doré.

Ciel, couche-moi bientôt

Sur ton lit d’étoiles

Pour oublier le gris

Dans mon coeur d’enfant blessé

Par ces rudes batailles.

 

Louis GARRIGOS

                                                                                                                  Prix  Joseph CONRAD 2006

Grand Prix International Littéraire des Editions TERRICIAË

 

 

                                                                                              Le paradis gris des papas  

Dis papa, dis moi tout,

Es-tu heureux là-haut ?

Dis papa, dis moi tout,

Ton monde est-il plus beau ?

 

Dis moi, papa,

Raconte les couleurs

Qui habitent le ciel,

Ce que disent les étoiles

Du soir au matin. 

Pourquoi le soleil pleure,

Dis moi le beau voyage

Des millions de nuages.

 

Dis moi, papa,

Pourquoi le vent brûle

Quand je pense à toi,

Pourquoi un cœur si dur

Habite en moi.

L’oubli que j’ai nourri,

Te pèse-t-il encore ?

Dis, ton décor merveilleux

Te soulage-t-il quelque peu ?

 

Dis moi, papa,

Les orages tonnent-ils

Comme sur la terre ?

Que disent tes amis

Sur la froidure des sens ?

Pourquoi mes bons voisins

Souffrent-ils en silence ?

Pourquoi les papas partent

Sans être vraiment aimés ?

 

Dis moi, papa,

Si tes larmes rouges

Ont oublié ma loi,

Si ton paradis parme

Est meilleur que mes baisers,

Dis moi, papa,

Puis-je te sourire

Pour me faire pardonner ?  

 

                                                                                                                                  Louis GARRIGOS

 

 

  

QUAI  SANTA  CRUZ

 

 

Au petit matin à BEL-AIR,

Des voix sont montées soudain.

Une sombre journée amère

Allait nous habiter sans fin.

Deux mots hantaient nos oreilles,

La valise ou la mort.

C’était un jour sans pareil,

Car il fallait sauver notre sort.

 

L’air était si malsain

Là sur ce quai du  désespoir,

Que les mouettes fonçaient au loin

Se cacher pour pleurer comme pleuvoir.

Des cris venant des cœurs blessés,

Trouvaient un écho lugubre

Dans ce décor en lambeaux viciés,

Comme une pièce insalubre.

 

Les larmes étaient si chaudes

Mélangées à celles qui restèrent.

Ce bateau pour les antipodes

Attendait comme un corps mourant.

Il nous avalera dans son antre

Comme des animaux perdus.

Nous montions collés aux autres,

Solidaires, vers un futur inconnu.

 

Là, juché sur le pont des adieux,

Nous regardions le quai des larmes

S’éloigner lentement de nos yeux,

L’instant était cruel mais calme.

Traversant un nuage couleur pluvieux

Les mouettes enfin nous rejoignaient

Pour nous couvrir de morceaux de feu,

Celui du soleil que nous avions partagé.

                                               Louis GARRIGOS

 

 

                                           TOI  LE  NOIR, MON CLONE  

                               La pigmentation de ta peau, tel un arc en ciel,

                                    Regarde l’ingratitude opaque du monde

Troublante profondeur de l’espèce humaine,

 

Toi le noir, mon CLONE.

 

 

Ton regard empli de braises

Par le soleil, ton ami, ton frère

Porteur de la vie et du bonheur,

Toi le noir, mon CLONE.

 

Ne cesse jamais de regarder en face

Les millions de cloportes passant au large,

Eux, vivent dans l’obscurité de la honte,

Toi le noir, mon CLONE.

 

Oublie enfin les mots immondes des hommes,

Ceux des négriers sont une insulte à DIEU

Car les esclaves resteront, eux, ses plus fidèles,

Toi le noir, mon CLONE.

 

Lève la tête bien haute vers le firmament,

Car la négritude est et restera l’honneur

Des Négroïdes semblables à la neige,

Toi le noir, mon CLONE.

 

Là où tu seras, mes pensées seront vers toi,

Ma passion et ma gratitude seront toujours là

Pour te prouver mon vœu de bonne foi,

Toi le noir, mon CLONE.

 

Tes souffrances sont les miennes tous les jours,

Ton cœur et ton sang sont siamois de ma peau,

Regarde toi dans un miroir, tu m’y verras,

Toi le noir, mon CLONE.

 

Les génocides, les crématoires, les épurations ethniques,

Les différences, les ghettos, les purifications, les esclaves,

Les races, ces mots sont des taches puantes de notre vocabulaire…..

Ils reflètent la réalité du genre humain…..

Nous devons les combattre

 

 Sans cesse chaque jour qui passe,

Afin que l’humanité recouvre ses valeurs,

Les valeurs naissantes par essence de l’homme. 

 

Louis GARRIGOS le 04/12/02

 

            

 Tant pis, …  

  Si mon esprit panse ses  M aux,

                                             M  O n cœur, lui, te reste fidèle

                             Mais chavire I vre de souffrances.  

 

                     Si une fille est un   ardin ensoleillé,

                                   C’est qu  e  le grain semé à deux, fût souhaité. 

 

                                          Si le  t ableau fût fort gribouillé,

                                C’est qu’il  a été peu colorié.

                  Si les élèves furent  i ndisciplinés,

                             C’est que le  m aître d’école s’est absenté

             Et a laissé la class  e aux vents tourbillonnés.     

La gratitude est une vertu qui n’est grande que chez les êtres qui aiment à faire don de leur cœur.  

                                                                             Louis GARRIGOS

NELSON,  le frère de la Liberté

Nelson raconte leur,

Raconte le silence des murs,

Le néant de ta cellule,

Celui qui était si dur

Lorsque tu lui parlais du crépuscule.

 

Nelson dis leur

Que le soleil si rouge dehors

Etait si pesant à l’intérieur,

Dans cet étau de la mort.

 

Dis-leur ta souffrance

De voir la liberté dehors,

Celle qui te fuira avec arrogance

En blessant ton cœur indolore.

 

Dis-leur que les couleurs de ton ciel

Manquaient de chaleur du coeur,

Dis-leur qu’une colombe arc-en-ciel

Est passée devant ta fenêtre sans fleur.

 

Dis-leur que le Cap était ton sang

Qui coula dans les veines de la paix,

Dis-leur que SOWETO était ton volcan

Et que ton combat devait le libérer.

 

Dis-leur que le zoulou bâillonné

Devait bientôt bannir l’apartheid

Que les afrikaners ont semé

Autour du pénitencier de Robben.

 

Dis-leur que cette terre n’aura que trop pleuré

Et il était temps de recouvrer ses racines,

Dis-leur que la censure n’aura pas gagné

Et ton corps aura payé la note d’un abîme.

 

Dis-leur que l’esclavage des esprits

Ne sera jamais vainqueur,

Que votre sang coule rouge aussi

Comme les sillons de l’humanité sans peur

Et que la colombe règnera de nouveau

Au dessus des dépouilles de vos aïeux.

                                                   Louis GARRIGOS 2005

 

 

LES LARMES DES MOUETTES

D’ORAN

Adieu blanches mouettes d’ORAN,

Nous ne vous oublierons jamais,

Qu’on soit plus loin que les océans

Ou bien sur la terre de France.

La vie fut une belle histoire

De l’aube aux étoiles du soir.

Les filles étaient un bouquet de fleurs

Qui enivraient de mille parfums.

Adieu blanches mouettes d’ORAN,

Nous ne vous oublierons jamais.

 

Vous les blanches mouettes d’ORAN

Saviez la belle vie qu’on avait.

Allez chanter nos messages

Aux peuples du monde entier,

Dites leur que les pieds noirs d’ORAN

Etaient une foule de gens heureux,

Que le soleil brillait pour tous

Même si la misère nous brûlait.

 

Ne pleurez pas mouettes d’ORAN

Un beau jour nous nous reverrons,

Vous au ciel blanc des animaux,

Nous, au dessus des nuages roses.

Vos larmes qui nous attachent

Sont plus belles que les flots bleus.

Elles ne seront jamais perdues,

Car nous les partageons aussi.

C’est vous, volant près de nous

Avec vos plumes si blanches,

Qui avez tracé nos sillons.

Adieu blanches mouettes d’ORAN.

    

Louis GARRIGOS 2006

  

 

 

Le Train de LOVElà Peri-Praticienne

 

Avec ta bouche si douce,

Ta petite frimousse,

Il faut qu’ils se cachent,

Pour t’acheter cach.

Avec tes grands yeux si bleus,

Ton sourire de feu

Tu vends ce que tu peux,

Ta beauté à qui veut.

 

Belle, toi si belle,

Je t’aime si ardente,

Aussi impatiente,

Même si je suis cent,

Tu t’offres aux quatre vents,

Belle, toi si belle,

 

Avec ton cœur en dentelle,

Ton sang si rebelle,

Pourtant si belle,

Oui, trop charnelle.

Avec ton corps galère,

Tes habits de lumière,

Il fallut bien faire,

Coucher pour affaires.

 

Avec la nuit qui te blesse,

Les fauves ne te laissent

Vivre sans laisse,

Oui…..par détresse.

Avec la horde louche,

Celle qui te touche

Pour un peu de flouse,

Bien sûr, tu ne bouges.

 

Avec ta peau si labourée,

Tes seins tant balayés,

Enfin libérée

Des mille délaissés.

Avec tes rêves brisés,

Les jours mal encaissés,

Ta vie ne fut aisée,

Seulement bafouée.



Louis GARRIGOS  2005

 

" Aux innocents du JOOLA "

 D’un bateau monté de mille remords, s’élevaient des voix de sacrifices.

Voguant au gré des rafales à tribord et des houles de honte et de maléfices.  

Ce rafiot rouillé jusqu’au entrailles, craquait de toutes parts jusqu’à raison.

Pliant comme un roseau de douleur, ses couleurs ternies par les saisons.

Il voyageait encore et encore, sans fin, refusant souvent son départ à ses maîtres.

Des prémices d’avaries étaient son quotidien, mais ses cris n’avaient de remède.  

Les hommes iniques d’autres confluents le bouscule pour le lancer au loin,

Sans entendre ses derniers battements, ni la fatigue extrême de ses marins.  

Un jour sombre survint sans loi, sa surcharge en peuple du monde,

Le coup de grâce sera sournois pour engloutir mille âmes vagabondes.  

Sa volonté ne suffira pas pour sauver ses passagers figés,

Il se renversa comme une proie, emportant des innocents piégés.  

L’horizon n’en finira jamais de le voir disparaître, inerte,

Lui, le bateau des opprimés, ses maîtres lui refusant l’alerte.  

Ces innocents de divers continents resteront à jamais dans les cœurs

Du monde, ignorant l’aversion des êtres minés par la rancœur. 

Un bouquet de fleurs est parti au fond de l’océan,

Rejoindre une multitude de cœurs meurtris;

Plaise au ciel de les recueillir en son lit……

Louis GARRIGOS 14/12/03  

     

" Allez lui dire...liberté ! "

 

Allez lui dire, liberté ……

A l’enfant au 6 printemps

Qui remue les décharges des FAVELAS,

Respirant les puanteurs du temps

Et ramasse pour vivre ici bas,

Le moins que rien et parfois

La mort qui fait régner sa loi.

 

Allez lui dire, liberté …….

A l’enfant au 6 printemps

Qui travaille dans les champs de CALCUTA,

Qui passe ses tendres années

A modeler des briques de terre rouge,

Pour que s’abritent ses aînés

Fortunés, qui fuient la sueur de la misère.

 

Allez lui dire, liberté ……

A l’enfant au 6 printemps

Qui porte l’eau de l’oued

Sur le toit de sa tête,

Afin d’abreuver les grands

Sans vergogne, les impies

Fuyant la charge du malheur.

 

Allez lui dire, liberté ……

A l’enfant au 6 printemps

Qui pompe l’eau saumâtre

Dans le puits de BANGUI,               

Dans le sable de la honte

Où quelques gouttes ne suffiront pas

Pour que survivent ses semblables.

   

Allez lui dire, liberté ……

A l’enfant au 6 printemps

Qui pousse sans relâche

Sa charrette à MACAO,

Avec 10 fois son poids

De cartons et chiffons déchirés

Laissés en héritage par les nantis.

 

Allez lui dire, liberté ……

A l’enfant au 6 printemps

Qui ramasse le moindre débris

Dans les rues de KABOUL,                                                 

Lancés par les sans faim

D’un geste avec dédain

A l’adresse des crève la vie       

 

Allez lui dire, liberté ……

A l’enfant au 6 printemps

Qui n’a d’avenir que mourir

Sous le drapeau de la liberté

En guise de soulagement    

De sa petite et triste vie.

 

Repose enfin en paix ; petit,          

Du haut de tes 6 printemps,

Tu auras beaucoup donné

Pour payer ta naissance

Restée jadis dans la colonne des…  

…….impayés !

 

 Louis GARRIGOS 14/04/03

 

  

" Bénie ma première blessure ! " 

De TEMAZNIA, terre, qui m’a vu naître, mes souvenirs restent silencieux.

De Bel-Air, terre de mon adolescence, Bénie me reste la fille de mes voeux.

Dans mon cœur, la blessure est grande, Bénie qui es-tu ? Tes yeux me manquant.

Ta silhouette, telle une déesse d’antan.

Le paysage n’était pas assez grand pour toi, les fleurs pas assez belles, pas assez ennivrantes.

A te voir, mon souffle aussitôt s’arrêtait, ta démarche disparaissant craquante.

Un goût amer me reste aujourd’hui, n’avoir pas pu t’aimer, tel est mon chagrin éternel.

 

De TEMAZNIA, terre qui m’a vue naître, mes souvenirs restent inconnus.

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Published by Lougarri
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commentaires

Clovis Simard 20/06/2012 00:47

Blog(fermaton.over-blog.com),No-21, THÉORÈME DU JARDIN.- Dis moi ou est ton coeur ?

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